Les banlieues au cinéma et dans le Val de Marne !

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Organisé par les jeunes communistes du Val-de-Marne, le festival de cinéma «Solidaridad y Resistencia» s’intéresse jusqu’à fin avril aux territoires périphériques.

Des films fabriqués par les jeunes communistes eux-mêmes, des documentaires réalisés par des travailleurs sociaux dans les quartiers («La gamelle»), mais aussi des fictions («Fais-moi des vacances»). Ce festival organisé par les jeunesses communistes du Val-de-Marne propose, pour sa cinquième année, un focus tout particulier autour de la banlieue. Après avoir abordé plusieurs continents (Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient) et des thématiques sur la jeunesse, les organisateurs ont voulu s’intéresser aux périphéries. «C’est un territoire dans lequel nous, jeunes communistes, vivons et que nous connaissons bien. Cette banlieue qui est souvent mal perçue dans les médias, nous avions envie d’en donner une autre image à travers ces films», explique Pierre Moreno, co-coorinateur départemental des jeunes communistes du Val-de-Marne.

Pendant un mois donc, du 6 au 27 avril 2013 (1), sept villes (Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, Orly, Champigny, Fresnes et Choisy-le-Roi) ont programmé un film suivi d’un débat dans des cinémas municipaux ou dans des maisons de quartier. A l’occasion de l’inauguration, le festival a commencé par «Banlieues sous le feu des médias» de Christophe del Debbio, film dans lequel il décrypte le traitement médiatique des révoltes de novembre 2005. «Le film souligne les lacunes, les approximations, les a priori idéologiques qui caractérisent le traitement de cet événement», analyse Pierre Moreno des jeunes communistes.

«Scolarité : on n’est pas condamnés à l’échec»: ce documentaire réalisé par les jeunes communistes de Vitry-sur-seine, donne à voir des dispositifs, des associations et des structures qui se battent contre une «école à deux vitesse» et ses mécanismes de reproduction sociale. Un mois entier pour débattre, échanger et se retrouver autour d’un film, «dont la portée a parfois bien plus de force qu’un simple tract». Éducation, logement, immigration, santé, justice, autant de thématiques de fond négligées par beaucoup de médias qui s’intéressent plus aux «voitures qui brûlent plutôt qu’aux initiatives, aux actions menées dans la banlieue. Il ne s’agit pas pour nous de dire que tout est rose, prévient l’organisateur du festival. D’autant qu’en banlieue, il n’y a pas que des quartiers populaires, il y a aussi des quartiers aisés. Et dans certaines villes, comme à Fresnes, la mixité a du sens».

Ixchel Delaporte

(1) Toute la programmation sur : festival-solidaridad-y-resistencia.blogspot.fr

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