Youcef Tatem, l’engagement militant et le cinéma

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La salle était petite mais pleine. Entre deux reportages, je me suis rendue à une projection débat aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis, dans le cadre d’un cycle « Vies prolétaires », organisé par l’association Périphéries. En plus du soutien à la création documentaire, l’association s’est fixé une mission de valorisation du patrimoine et de création d’archives. Ce jeudi, l’édition « Vies prolétaires » était consacrée à Youcef Tatem, militant de banlieue et cinéphile infatigable. Tangui Perron, chargé du patrimoine à Périphéries, lui a donné le change, lui faisant raconter ses jeunes années à Noisy-le-Sec. La découverte du cinéma, sans argent pour y entrer. « Je m’asseyais sur les marches, et j’écoutais les dialogues ». La découverte du cinéma populaire au Zèbre de Belleville avec son père. Enfin la découverte du cinéma grâce au patronage laïc. Jusqu’à la création d’un ciné-club, le 16/24, salle Louis Jouvet, avec des militants de la CGT, également investis dans les cours d’alphabétisation destinés aux travailleurs algériens. Nous avons pu voir des extraits de films, rares, tels que « Train en marche » de Chris Marker (1971), « La première année » de  Patricio Guzman (1972) ou encore «  Les Week-ends à Sochaux de Youcef  Tatem », un film monté par Bruno Muel pour l’occasion. Au centre des échanges, la question du rôle du cinéma dans l’éducation populaire et dans les  luttes sociales.

Ci-dessous, une des belles photographies des tournages de films à Sochaux par les cinéastes et les ouvriers du groupe Medvedkine.

 

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Ixchel Delaporte

photos I.D

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